Comment s’habiller comme dans les années 1920
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Comment s’habiller comme dans les années 1920

Victor 11/06/2026 01:00 9 min de lecture

Ce qu’il faut retenir en priorité

  • Costume trois-pièces : le vestiaire masculin des années 1920 reposait sur une structure en veste croisée, gilet et pantalon assorti pour une silhouette en sablier inversé.
  • Tweed et herringbone : ces matières nobles en laine dominaient les tenues de jour, valorisant résistance, texture et élégance sobre.
  • Accessoires rétro : le fedora, la montre à gousset, les bretelles à boutons et les chaussures bicolores étaient essentiels pour un look authentique.
  • Style rétro : s’inspirer des années 20 demande rigueur — éviter ceintures, cols bas et coupes modernes pour rester fidèle à l’esthétique d’époque.
  • Inspiration gangster : popularisé par Peaky Blinders, ce style mêle élégance stricte, costumes à rayures et manteaux longs, marquant l’héritage de la Prohibition.

La vieille malle en cuir, poussièreuse et coincée sous une lucarne, a résisté longtemps avant de céder à la curiosité. À l’intérieur, des vestes à épaules tombantes, des gilets aux broderies discrètes, des pantalons plissés à taille haute – tout un vestiaire digne d’un gentleman des années folles. Un siècle plus tard, cette élégance n’a rien perdu de sa force. Elle inspire, fascine, se réinvente. Pourquoi ne pas s’habiller comme un homme des années 1920 ? Pas en caricature, mais avec authenticité, précision et respect du détail. Plongeons dans l’ADN d’un style qui continue de façonner la mode masculine moderne.

Le costume trois-pièces : la base du vestiaire masculin

On ne badinait pas avec l’allure masculine dans les années 1920. L’homme élégant portait presque systématiquement un costume trois-pièces, composé d’une veste croisée, d’un gilet et d’un pantalon assorti. Ce n’était pas une option, mais une règle sociale. La silhouette recherchée était celle du sablier inversé : épaules légèrement tombantes, taille marquée par la coupe croisée et le gilet bien boutonné, hanches étroites. Cette construction vestimentaire donnait une prestance immédiate, à mi-chemin entre la rigueur victorienne et la décontraction naissante du jazz age.

Les tissus employés révélaient à eux seuls le statut du porteur. Le tweed et la laine herringbone dominaient, surtout pour les tenues de jour. Robustes, texturés, ils résistaient aux intempéries tout en affichant un goût affirmé pour la matière. Les costumes sombres – gris anthracite, bleu nuit ou marron foncé – étaient privilégiés, avec parfois de fines rayures verticales pour allonger la silhouette. La veste, souvent droite avec des poches à rabat, tombait juste au-dessus des fesses, sans excès.

Matières et coupes authentiques

Le choix des fibres n’était pas anodin. La laine vierge était reine pour sa chaleur, sa durabilité et son tombé naturel. Le tweed, tissé à partir de laine brute, offrait une texture rugueuse et chaleureuse, idéale pour les saisons fraîches. Quant au herringbone, reconnaissable à son motif en chevrons, il apportait du relief sans alourdir la tenue. Pour dénicher des pièces d’exception et peaufiner votre allure rétro, vous pouvez consulter des plateformes spécialisées comme beaute-eden.com.

L’importance cruciale du gilet

Le gilet n’était pas un simple accessoire, mais un pilier du costume. Il se portait boutonné haut, sans jamais laisser voir le pantalon. Les modèles avaient souvent trois ou quatre boutons, avec des poches à gousset – l’une d’elles réservée à la montre à gousset, accessoire incontournable. Les gilets unis en laine ou en soie matelassée étaient courants, mais on trouvait aussi des versions à carreaux discrets ou à rayures fines. Faut pas se leurrer : sortir sans gilet, dans les années 20, c’était comme sortir sans chaussures aujourd’hui.

Accessoires et finitions : la marque de l’élégance

L’élégance d’un gentleman ne se limitait pas au costume. Elle se jouait dans les finitions, les détails que l’on devinait plus qu’on ne les voyait. Le chapeau, notamment, tranchait entre usage urbain et social. Le fedora en feutre souple, à bord moyen et crête centrale, était le chapeau de ville par excellence. Il accompagnait les costumes sombres et les tenues de bureau. En revanche, la casquette plate en tweed ou en velours s’imposait pour les loisirs, les déplacements ruraux ou les tenues plus décontractées.

Les chaussures, elles aussi, parlaient du porteur. Les bottes à boutons en cuir souple étaient populaires, tout comme les chaussures bicolores – dites « spectator shoes » – en cuir noir et blanc, souvent portées pour les sorties mondaines. Ces modèles, audacieux pour l’époque, marquaient un goût pour le contraste et l’originalité. Un homme bien chaussé était un homme respecté.

Élément Style journalier / Travail Style Soirée / Gala
Chapeau Fedora en feutre gris ou brun Haut-de-forme discret ou chapeau melon
Col de chemise Amovible, rigide, montant Arrondi (club collar), plus souple
Chaussures Bottes à boutons ou derby en cuir uni Spectator shoes ou souliers en cuir verni
Accessoire phare Montre à gousset avec chaîne Épingle de cravate en or ou nacre

Détails techniques : cols, cravates et chaussures

Le col de chemise était une affaire sérieuse. Il existait en deux formes majeures : le col rigide, amovible, qu’on lavait séparément, et le col arrondi ou « club collar », plus souple, réservé aux soirées ou aux tenues décontractées. Ces cols montants imposaient une posture droite – un peu comme une contrainte vestimentaire qui façonnait le comportement. La cravate, quant à elle, était large, en soie épaisse, et arborait des motifs géométriques simples : rayures diagonales, losanges ou damiers. Elle se nouait en un nœud simple ou en « four-in-hand », sans fioritures.

Les chaussures méritent une mention spéciale. Outre les spectator shoes, les hommes portaient fréquemment des bottines à boutons, fermées par une patte et des boutons latéraux en cuir. Ces modèles, très confortables à l’usage, s’associaient parfaitement aux pantalons à revers ou plissés. Les chaussettes, elles, étaient montantes, souvent en laine ou en coton épais, et coordonnées à la veste ou au gilet pour éviter toute coupure disgracieuse en cas de mouvement.

Réussir son look gangster ou gentleman

Reproduire un look des années 1920 sans tomber dans le cliché demande de la rigueur. Le style « gangster chic », popularisé par des séries comme Peaky Blinders, repose sur une adaptation stylisée du vestiaire d’époque. Pour y parvenir sans anachronisme, voici cinq éléments indispensables à ne pas négliger :

  • Bretelles à boutons – jamais de ceinture : les pantalons étaient conçus pour être portés avec des bretelles fixées par des boutons intérieurs.
  • Montre à gousset – placée dans la poche du gilet, reliée à une chaîne en métal, souvent gravée.
  • Épingle de col – maintenait les pointes du col en place, surtout sur les cols rigides.
  • Mouchoir de poche en coton blanc – plié en triangle ou en pointe, toujours sobre.
  • Chaussettes montantes – pour éviter que la jambe ne reste nue en cas de mouvement brusque.

L’influence du style Prohibition

La période de la Prohibition a profondément marqué l’esthétique masculine. Les figures urbaines – gangsters, bootleggers, hommes d’affaires discrets – portaient des costumes impeccables pour passer inaperçus tout en affichant leur réussite. Les costumes à larges rayures verticales (pinstripe) étaient populaires, tout comme les longues gabardines en laine ou en coton ciré, portées par-dessus le costume pour se protéger de la pluie. Ces manteaux, droits et sobres, ajoutaient une touche de mystère et de puissance.

Les erreurs de style à éviter

Plusieurs anachronismes sont fréquents chez les amateurs. Le port de la ceinture avec un pantalon à taille haute est l’un des plus flagrants : les bretelles étaient la seule solution. De même, les cravates trop fines ou les cols trop bas appartiennent à des décennies ultérieures. Attention aussi aux coupes modernes : un pantalon slim ou une veste ajustée aux épaules n’a rien à voir avec le tombé souple et désinvolte des années 20. Et pour couronner le tout, un chapeau mal porté peut tout gâcher – il se retire dans les lieux clos, sans exception.

Les questions les plus courantes

Comment entretenir un costume en tweed d’époque sans l’abîmer ?

Le tweed demande un entretien doux. Il faut le brosser régulièrement avec une brosse en soie pour éliminer la poussière et les peluches. Aérez-le après chaque port, mais évitez tout passage en machine ou nettoyage à sec trop fréquent. Un nettoyage professionnel, espacé, suffit pour préserver la texture et la structure du tissu.

Le style Peaky Blinders est-il toujours la référence actuelle ?

Oui, la série a relancé un intérêt massif pour le vestiaire des années 1920. Elle met en avant des codes précis – gilets brodés, chapeaux claque, bretelles – qui inspirent aujourd’hui de nombreuses marques de prêt-à-porter. En tout cas, elle a permis de populariser un style jusque-là cantonné aux passionnés d’histoire vestimentaire.

Quels sont les ajustements chez le tailleur après l’achat d’un vintage ?

Les retouches les plus courantes concernent la longueur des manches de veste et la taille du pantalon. Les silhouettes d’époque étaient différentes : les vestes étaient plus longues, les épaules plus tombantes. Un bon tailleur peut adapter le vêtement à votre morphologie tout en conservant l’esprit d’origine.

Existe-t-il des protections juridiques sur l’appellation ‘vêtement d’époque’ ?

En général, non. L’appellation « vintage » ou « d’époque » n’est pas réglementée. Elle repose sur la bonne foi du vendeur. C’est pourquoi il est crucial d’acheter auprès de sources fiables ou de vérifier l’authenticité via des détails techniques – coutures, boutons, étiquettes – plutôt que de se fier uniquement au discours commercial.

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